Le train qui roule

On en croise, actuellement, une belle majorité au coeur du monde viticole charentais. C’était également le cas, hier, à Poitiers, où les responsables de la SNCF ont fait part des résultats de l’exercice 2012. En résumé, on peut parler, en se référant toujours à l’univers de la vigne, d’une «bonne année moyenne».

Pierre Boutier, le directeur régional – il coiffe Aquitaine et Poitou-Charentes -, avait donc le sourire.

Normal, puisque l’an passé a constitué pour son entreprise «une année de développement fort».

Quelques chiffres permettent de s’en convaincre : pour ce qui est des TER (trains express régionaux), alors que l’offre a augmenté de 10 %, le nombre des voyageurs a grimpé de 16,4 % par rapport à l’exercice précédent.

C’est tout simplement le record de France, mais surtout le résultat d’une politique voulue par le Conseil régional présidé par Ségolène Royal.

À comparer à un + 4,3 % du nombre de «voyageurs/kilomètre» réalisé en Aquitaine, où l’offre est demeurée la même.

Ne serait-ce qu’avec la mise en place du pass mobilité, cet abonnement quotidien réservé aux travailleurs partant au boulot.

Idem pour les cartes jeunes (ils sont 10 700 à en bénéficier), pour les transports à bas coût lors de la Semaine de la mobilité.

«Le tournant a été pris», s’est réjoui Jacky Émon, le conseiller régional en charge de ce dossier, un amoureux du train et un homme compétent, puisqu’il fut, dans une autre vie, un cheminot cégétiste tout aussi passionné par l’avenir de l’entreprise ferroviaire qu’il peut l’être aujourd’hui en tant qu’élu.

Il faut savoir que circulation et exploitation des TER en Poitou-Charentes (600 salariés y sont affectés) représentent une facture annuelle de l’ordre de 72,1 millions d’euros.

Dans un décor de très grands travaux à tous les niveaux – à commencer par l’énorme chantier de la LGV Tours-Bordeaux livrable en 2017, sans oublier tout ce qui doit être fait sur l’axe Nantes-Bordeaux via La Rochelle («une ligne très fatiguée», a jugé Pierre Boutier, qui veut relever «le défi de son développement») -, la SNCF s’applique donc à mettre le paquet et à accroître ses parts de marché.

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