Tout est bon à voler, même les melons

Tout est bon à voler, même les melons La saison du melon bat son plein, celle des vols aussi. Pardi, oui, le melon se vole et le directeur du site charentais-maritime de Soldive, à Semussac, a parfois l’impression que la discipline est devenue un sport local bien institué. Chaque été, sur une production totale moyenne de 6 000 tonnes, «ce sont bien plusieurs dizaines de tonnes» du délicieux fruit à la chair orangée et sucrée qui transitent par les coffres des voitures de particuliers ou des fourgonnettes de bandes plus organisées.

Jusqu’à présent, Antoine Martin n’avait pas éprouvé le besoin de faire davantage de publicité au phénomène pourtant récurrent.

Il semble pourtant prendre une telle ampleur cette saison que le directeur de Soldive en Charente-Maritime se fait un plaisir de parler de «ces gens avec des grosses voitures et des enfants très habillés» qui viennent se servir dans les champs.

On se permet de leur faire la morale sur l’exemple qu’ils sont en train de donner à leurs enfants.

On trouve de tout, parmi les voleurs de melons. Des locaux, qui nous jurent, quand on les attrape, que « c’est la première fois ». Des vacanciers, qui voulaient « voir à quoi ressemble un champ de melons » et en cueillent quelques-uns au passage.

Soldive cultive ses melons à des fins commerciales. Soldive exploite 330 hectares de terres dédiées au melon, sur 20 parcelles éclatées sur huit communes du Pays royannais.

Les particuliers, eux, se font plus régulièrement surprendre ou dénoncer. « Et ce ne sont pas les plus nécessiteux qui nous pillent », assure en plus, Antoine Martin.

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