jeudi, mars 19, 2026

Sécurisation sur la plage de Saint-Palais-sur-Mer

Sécurisation sur la plage de Saint-Palais-sur-Mer
© Pascal Simon France Télévisions

La plage de Saint-Palais-sur-Mer, située en Charente-Maritime, est confrontée à une menace causée par la chute d’arbres fragilisés suite à l’érosion et aux tempêtes Nils et Pedro. Des travaux d’urgence ont été entrepris depuis la fin du mois de février. Dans cette région, on observe un recul du trait de côte d’environ 10 à 15 mètres par an.

Des travaux de secours ont débuté à la fin du mois de février à Saint-Palais-sur-Mer, à proximité de Royan (Charente-Maritime), dans le but de « sécuriser » une plage exposée au risque de chute d’arbres affaiblis par l’érosion et les tempêtes Nils et Pedro. Dans cette région, l’érosion côtière fait reculer le littoral d’approximativement 10 à 15 mètres annuellement, tandis que les tempêtes hivernales ont endommagé les arbres de la forêt des Combots d’Ansoine qui longent la plage de la Lède, très fréquentée par des milliers de vacanciers chaque année.

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Mercredi, lors d’un point-presse, Samuel Gendrillon, technicien forestier de l’Office national des forêts (ONF), a expliqué la nécessité de procéder à la coupe et à l’évacuation des arbres afin de garantir la sécurité des usagers, ces arbres représentant une menace potentielle en raison du risque de chute sur la plage. Il a souligné que la dune avait été « totalement anéantie par les tempêtes successives ».

Environ une centaine de pins maritimes sont en train de disparaître d’une zone d’environ 900 mètres de long sur 20 mètres de profondeur, comprenant également une strate inférieure de chênes verts et d’autres végétaux.

Samuel Gendrillon a souligné l’importance de prévenir la migration des déchets vers l’océan dans la région proche de Marennes-Oléron, afin d’éviter tout risque de collision avec les navires ou les installations ostréicoles.

Selon Jean-Michel Laloue, technicien travaillant pour le Conservatoire du littoral et propriétaire de la forêt, il est difficile de devoir retirer ces arbres, mais cela est inévitable. Cette action s’inscrit dans une démarche d’adaptation au changement climatique. Il souligne que l’accent est mis sur la gestion des conséquences plutôt que sur la résolution du problème, en expliquant qu’il conserve les racines des arbres coupés pour stabiliser le sable.

D’après l’Office national des forêts, cette action d’éclairage favorisera la repousse de la végétation sur la dune grise, laquelle joue le rôle de zone tampon entre le littoral et la forêt. Il est donc crucial de ne pas marcher sur les dunes.

C’est un endroit en constante évolution que nous observons. Isabelle Prud’homme, adjointe au maire de Saint-Palais-sur-Mer, a souligné l’importance de surveiller de près les problématiques liées à l’érosion, tout en notant que la mer semble toujours l’emporter. Elle a fait cette déclaration lors de sa visite sur le chantier, où l’on constate une transformation du paysage avec la disparition d’une partie de la bordure forestière. D’après l’élue, une piste cyclable adjacente a également subi une « perte de 12 mètres » pendant l’hiver, ce qui a nécessité la mise en place d’une déviation.

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