Ile de ré : Parce qu’elle le vaut bien

Il y a vingt-cinq ans que l’on a posé la première pierre de cet ouvrage, qui suscita tant de débats et qui aura coûté environ 150 millions d’euros.Une somme qui sera entièrement remboursée dans un mois, jour pour jour, grâce au péage.Néanmoins, ce n’est plus un secret pour personne, il faudra continuer à payer pour entrer dans l île de Ré en 2012.

Car une écotaxe a été instituée, de façon à donner aux insulaires les moyens de défendre leur environnement face à l’afflux massif et sans cesse croissant de visiteurs : 3,2 millions de véhicules ont franchi le pont en 2010.

Cette île si fragile et que Léon Gendre, maire de La Flotte, craignait de voir «assassinée» par le pont dans les années 80, aurait pu être à la merci d’une entrée encore plus massive si, comme cela s’est fait pour l île d’Oléron, on avait purement et simplement retiré les péages sitôt la dernière mensualité versée.

Cette fameuse écotaxe, baptisée Cap Ré, sera donc plus précisément consacrée à la gestion et la restauration des milieux naturels, les aménagements de mise en valeur d’espaces remarquables, la mise en place de transports à énergie propre et d’écogardes pour surveiller les sites fragiles et la réalisation d’études liées à l’environnement.

Sur les 12 millions d’euros que devrait rapporter chaque année ce péage vert, la moitié sera entièrement consacrée à ces missions, l’autre moitié restant réservée à l’entretien de l’ouvrage et de son péage.

Parce qu’à Rivedoux, première commune traversée par les automobilistes, si on est d’accord sur le principe de l’écotaxe, on est vent debout contre les tarifs adoptés.

Rien n’est fait pour encourager les transports en commun en facilitant, par exemple, le passage des autocars et rien n’est fait pour dissuader les voitures individuelles d’emprunter le pont. S



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

I accept the Terms and Conditions and the Privacy Policy