L’Amap, un acte militant, en y mettant le prix

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photo R.C
Chaque lundi, depuis quatre mois et demi, le hall du centre socioculturel abrite, une heure durant, l’étal d’Orianne et Kristen Piel, un couple de maraîchers installés depuis trois ans à Sainte-Gemme.Vingt-deux adhérents, en réalité, de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) initiée par le centre socioculturel et lancée en juillet dernier.

Chaque lundi, depuis juillet, il vient chercher son panier, le plus garni, celui à 16 euros.

Ce pharmacien de 40 ans a le sentiment de mener «à la fois une action utile et de vivre un autre rapport à la consommation».

À cette différence notable que l’adhérent s’engage à acheter chaque semaine un panier et qu’il accepte de ne pas choisir sa composition, qui varie selon la saison et les choix du producteur.

Le maraîcher Kristen Piel a pu constater, fournissant deux autres Amap, en plus de Royan, que certains adhérents nourrissaient d’autres attentes, en terme de prix, notamment.

Souvent le point d’achoppement entre certains «clients» des Amap et leurs producteurs fournisseurs.

«Il y a inévitablement une médiation à mener entre les consommateurs, qui gardent des réflexes de consommateurs, parce qu’ils ont notamment pour repère les prix de la grande distribution, et les producteurs, qui cherchent à maximiser leur temps et leur production», convient John Lasserre. S



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