Pesticides et santé : surmortalité autour des vignes

Le résultat de l’étude «Pesticides et santé», qui se penche sur le lien entre territoires et mortalité, est frappant sur un point : il montre une surmortalité pour la maladie de Parkinson (+ 29 %) et pour les cancers du système lymphatique (+ 19 %) dans les communes de la région où la culture principale est la vigne. Ces deux maladies font partie des pathologies étudiées par les chercheurs du monde entier parce qu’elles sont susceptibles d’être liées à une exposition à des pesticides.

Dans son préambule, l «étude écologique du lien entre territoires et mortalité en Poitou-Charentes entre 2003 et 2007» (son sous-titre), publiée en juin par l’Observatoire régional de la santé, rappelle que nous sommes une région très agricole.

Un comité de pilotage a été monté.

Pour des raisons de méthodologie, de pertinence scientifique, l’étude s’est concentrée sur la mortalité et non le nombre de malades.

En fonction de la culture dominante sur une commune, considérée comme un «indicateur indirect d’exposition globale de la population générale aux pesticides», les auteurs ont composé quatre groupes : «vignes», «grandes cultures», «prairie» et «autres».

Suivant leur méthodologie, ils ont confronté le tout, pour la période 2003-2007, en prenant en compte les décès des habitants de plus de quinze ans. S



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

* * Cette case à cocher est obligatoire

*

J'accepte

Sortir
Masquer