Une parade pour éviter la destruction du port de plaisance

 Cela fait huit mois que le port de plaisance répare et remplace les 4 kilomètres de pontons que Xynthia a endommagés ou détruits. Tronçon après tronçon, boulon après boulon, ce vaste chantier a englouti deux millions d’euros, et les factures ne sont pas encore toutes présentées. Mais, pour colossale que soit cette action, elle n’aurait aucun sens sans une intervention sur les pieux qui retiennent ces pontons.

La surcote générée par la tempête a révélé leur faiblesse : leur trop faible hauteur.

Trop courts, ils ont laissé s’échapper les pontons vers le haut, avec la montée des eaux. Lesquels ne tenaient plus que par leurs flotteurs coincés à la tête des pieux. Autrement dit, quelques centimètres d’eau en plus, et ce sont 3 600 bateaux qui auraient terminé leur carrière entassés contre un quai du port de plaisance.

C’est pour éloigner ce scénario du pire que s’est ouvert mardi dernier un chapitre clé de ce chantier post-Xynthia.

Compte tenu de la densité d’unités à déplacer, deux skippers sont recrutés pour la durée du chantier.

Une fois ce ménage fait, une barge à bord de laquelle sont embarquées rallonges des pieux et matériels divers vient s’amarrer le long du ponton.

Philippe Cardinaud, le dirigeant de la société éponyme, précise que ce chantier mobilisera quatre personnes, dont deux soudeurs.

Au rythme de croisière, ils devraient rehausser quatre pieux par jour. Trois pieux retiennent le plus modeste des pontons du port ; sept ses grands frères.

Pour faciliter cette intervention, l’entreprise a inventé un dispositif qui permet de souder sans devoir redescendre de son poste de travail.

Un échafaudage en forme de tulipe, retenu au pieu par des courroies solidement assurées, forme cette passerelle idoine. S



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