Jean Prouvé

Jean ProuvéJean Prouvé. La maison à portique de Jean Prouvé, dite «8×12» (en référence à ses dimensions), propriété de Didier Quentin, député et maire (Les Républicains) de Royan (Charente-Maritime), va quitter son bord de mer, boulevard Germaine-de-la-Falaise, pour être remontée dans un lieu encore indéterminé.
 
Elle a été vendue au galeriste Patrick Seguin, spécialiste de l’oeuvre du génial ferronnier et designer de Nancy, salué par Le Corbusier et proche de l’abbé Pierre.


 
Toutes ces maisons sont installés à Meudon (Hauts-de-Seine) et à Roubaix-Tourcoing (Nord), sauf le prototype de Royan, le seul à ne pas être classé.
 
Posée à titre expérimental, en 1951, face à l’estuaire de la Gironde, la maison devait rassurer le MRU (le ministère de la reconstruction et de l’urbanisme) sur la tenue des panneaux en milieu marin.
 
Un programme plus vaste adoptant cette technique devait s’appliquer aux bâtiments à construire sur la côte dévastée par le bombardement de janvier 1945.Soixante ans aprèsl installation du pavillon, et en dépit de son état d’abandon, le test du MRU — qui n’a pas retenu la solution globale de Prouvé — s’est avéré positif.
 
La demeure est une propriété de famille. Elle a abrité l’agence d’architecture du père de Didier Quentin, Marc Quentin, ancien élève d’Auguste Perret. En 2012, le maire de Royan décida d’en faire sa permanence parlementaire.
 
Bien que saluée par le MRU comme un «?laboratoire d’architecture moderne?», et forte d’un label «Ville d’art et d’histoire» obtenu en 2011 par l’actuel maire, Royan a multiplié les outrages contre son patrimoine architectural contemporain.
 
Ainsi, le bâtiment de la poste centrale à la géométrie aérienne, signé en 1952 par André Ursault, est défiguré depuis 1981 par une protubérance semi-circulaire.
 
Et que dire du casino municipal de Claude Ferret, chef de la reconstruction de Royan, dont le grand œuvre, achevé en 1961, est devenu le « halles Baltard » de la ville ? Ce monument de grâce rayonnant sur la cité a été détruit en 1985
 
Patrick Seguin possède vingt pavillons du constructeur nancéen, issus de différentes typologies.
 
Il connaît celui du boulevard Germaine-de-la-Falaise depuis plus de vingt ans.
 




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