Royan, 5 janvier et mi-avril 1945

Royan, 5 janvier et mi-avril 1945. Howard Zinn est connu pour son travail remarquable sur l’histoire populaire des Etats-Unis (en France, aux éditions Agone). Peu avant l’armistice, il fait partie d’un équipage à bord d’un bombardier qui participe à la destruction de Royan, à l’embouchure de la Gironde. Après guerre, il prend conscience de l’enfer qu’il a provoqué, sur ordre.


 
Il mène l’enquête et publie un petit livre qui montre que la poche de résistance allemande dans cette ville était sur le point de se rendre, les forces françaises officielles négociaient la reddition, quand l’état-major américain décida de déverser sur Royan des tonnes d' »essence gélifiée », c’est-à-dire du napalm.
 
Déjà un bombardement terrible avait eu lieu le 5 janvier, rayant Royan de la carte et ratant la forteresse allemande (450 civils français et 35 soldats allemands tués). Il est largement admis aujourd’hui qu’il s’est agi d’une « tragique erreur ». Un imprimeur de Royan, dans Royan, ville martyre, s’est plaint que personne n’ait jamais été poursuivi et puni pour ce « crime ».
 
Du 14 au 16 avril, 1200 bombardiers lourds américains, dont celui de Howard Zinn, font encore des morts parmi le millier de civils encore présents, achevant de détruire totalement la ville : « ultime raid », considéré par des historiens locaux comme d’une « inutilité manifeste », mais révélant au monde entier « la puissance destructrice du napalm ».
 
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