Le train des Mouettes a 30 ans

Le train des Mouettes a 30 ansLe train des Mouettes a 30 ans. Axée sur le frêt, pour le transport des huîtres notamment, la ligne s’était éteinte en 1939. En 1984, la liaison Saujon-La Tremblade reprenait du service, pour les touristes cette fois. «Mon père est passionné de chemin de fer».Il a même aménagé un réseau miniature à la maison! Pierre et Cyrille ignoraient bien sûr que cette anodine discussion, la rencontre de leurs deux pères ensuite, accoucheraient d’une aventure qui célèbre cette année ses 30 ans.

La renaissance de la ligne ferroviaire reliant Saujon à La Tremblade, le long de laquelle aucune locomotive n’avait plus circulé depuis 1939. Le 1er avril 1984, les bénévoles de l’association du chemin de fer touristique de la Seudre l’ont réveillé.

1982, les prémices du réveil Première victoire pour Richard Verger et François Prineau : en ce 15 mars 1982, la salle Richelieu de Saujon est comble à l’occasion de l’assemblée générale constitutive de l’association du chemin de fer touristique de la Seudre (CFTS).

Leurs fils Pierre et Cyrille ont bien fait de les amener à faire connaissance, deux ans plus tôt. Dans la salle, ce jour-là, se trouve un certain… Dominique Bussereau.

À l’époque, ce dernier est attaché à la direction commerciale de la SNCF. Filiation qui explique sa passion et, certainement, l’une des fonctions qui marqueront plus tard son parcours politique : le secrétariat d’État aux transports.

Heureux hasard, Dominique Bussereau préside depuis 2008 le Conseil général, propriétaire de la ligne Saujon-La Tremblade. L’enthousiasme de la constitution de l’association a porté les bénévoles jusqu’à ce jour symbolique du 1er avril 1984.

Il a été nécessaire pour surmonter les écueils inhérents à une telle entreprise. Obtenir toutes les autorisations administratives pour relancer la circulation sur une ligne ferroviaire est une chose. Trouver, acquérir, restaurer le matériel roulant amené à circuler sur ladite ligne en est une autre.

L’association présidée par Richard Verger a consacré des heures, des jours, des semaines, des mois à chercher des locomotives et des wagons, à les restaurer – la Schneider 030T «Progrès» a fait partie des prémices.

Découvrant parfois tardivement que certains ne pourraient jamais plus circuler.

Comme cette locomotive à vapeur 030 T «Couillet» acquise auprès du train touristique des Trois-Vallées, en Belgique, objet de tant de soins, de tant d’heures de travail, dans un entrepôt de la gare de Saintes, avant que les bénévoles ne réalisent qu’ils ne pourraient jamais la réveiller!

Le train touristique de la Seudre s’essouffle, jusqu’à marquer l’arrêt qu’on craint alors définitif.

Pierre Verger, évidemment, est le premier à déplorer que l’aventure lancée par son père et François Prineau en 1984 prenne ainsi fin.

Le dévouement des bénévoles ne suffit plus. Le Conseil général a pourtant racheté la ligne, les infrastructures et le matériel en 1999.

Une exploitation chaotique s’ouvre, qui prendra fin avant même la saison 2007.

Nombre de passionnés du rail et du chemin de fer touristique de la Seudre se désolent du nouveau coup d’arrêt survenu sur la ligne, qui ne manque pas d’atouts, a fortiori que le Conseil général en est devenu le propriétaire.

Pierre Verger initie la constitution d’une nouvelle association, Trains et Traction (T & T), qu’il préside aujourd’hui.

À son lancement, Trains et Traction a dû composer avec l’indisponibilité de la locomotive à vapeur Schneider de 1891, pour cause de grande révision générale.

En 2013, le train des Mouettes a transporté plus de 21 000 passagers, avec l’ambition d’atteindre au moins la barre des 30 000 voyageurs dans les années à venir.

Résumé art Ronan Chérel de Sudouest

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