Un marché gratuit

Un marché gratuitUn marché gratuit. Sur les tracts promotionnels de Terralliance, un mot accroche le regard, inscrit en lettres majuscules, «Gratiféria», suivi de sa traduction : «Marché gratuit». On devine, même si le concept interpelle évidemment, ce que ses organisateurs confirment vouloir proposer : un marché où l’on donne, où l’on prend, mais sans obligation de réciprocité.

Le but réel poursuivi par les membres du groupe Terralliance s’esquisse dans les quelques lignes d’explication imprimées plus bas : «Vous trouverez des informations sur la Transition et d’autres initiatives locales, des idées pour une vie plus solidaire et respectueuse de la nature, pour le bien-être du corps et de l’esprit…» L’esquisse mérite explication.

Si le concept d’une «gratiféria» est séduisant, il agit surtout comme un produit d’appel. En réalité, ses organisateurs – il serait plus juste de citer ses organisatrices – défendent des principes plus vastes qu’un anecdotique marché gratuit.

Terralliance est né du souhait de quelques membres de l’association de yoga Sattva de se préoccuper de questions environnementales et sociétales. Sur le modèle d’une kyrielle d’associations, groupes et autres initiatives locales et encore éparses.

L’heure a déjà sonné de préparer la «transition», le «passage d’un état à un autre». En l’occurrence, d’un monde esclave des énergies fossiles, appelées à s’épuiser.

Utopiques, au sens noble du terme, mais lucides, elles puisent leur inspiration dans les réflexions – et les actions – de l’intellectuel Pierre Rabhi.

La métaphore du colibri, emplie de sagesse, devrait d’ailleurs inspirer tout un chacun : un petit colibri lutte contre un incendie en prenant de l’eau goutte à goutte dans son bec. Les autres animaux trouvent vaine sa tentative : «J’aurai fait ma part», leur répond le colibri.

Cette transition, aussi bien sociétale qu’énergétique, à laquelle se préparent tous les groupes dont se revendique Terralliance, passe par la résilience, cette «capacité à dépasser des situations traumatiques et à se reconstruire».

Résumé art Ronan Chérel de Sudouest

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