Le retour de la noria au Fâ

Le retour de la noria au FâLe retour de la noria au Fâ. Au site gallo-romain du Fâ à Barzan, on a enfin récupéré des pièces des bois d’une noria (un engin hydraulique mû par des hommes ou des animaux servant à remonter l’eau) trouvés dans l’eau vaseuse d’un puits sur le site en 2003. Confiés à un laboratoire bordelais, LAE (Laboratoire d’analyses et d’expertise), pour restauration quelques mois plus tard, 300 morceaux les plus importants sur les 2 500 découverts étaient bloqués suite à un différend entre le syndicat mixte (Département et commune de Barzan) et LAE.

Sans entrer dans le détail, résumons en disant que le premier souhaitait avoir accès aux pièces confiées au laboratoire, le second l’interdisant tant que les premiers travaux n’étaient pas payés… Ce à quoi le syndicat mixte répondait qu’il ne payerait que quand il aurait accès aux pièces… Tout comme une noria, cela pouvait tourner en rond indéfiniment.

«Rien n’a été fait pendant tout ce temps par le laboratoire, mais fort heureusement, les pièces très fragiles ont été bien conservées», commentent Jacky Quesson, président du syndicat mixte et Jean-François Héry, chargé d’animation et de valorisation du patrimoine au Conseil général et plus particulièrement chargé du Fâ.

Toutes les pièces sont soigneusement stockées dans l’eau (pour éviter qu’elles ne se dessèchent et tombent en poussière), bien à l’abri de la lumière dans les réserves du site.

Déjà, ces bois trouvés dans le puits et dans lequel ils séjournaient depuis 1 700 ou 1 800 ans ont donné lieu une étude menée par Alain Bouet, responsable des fouilles du Fâ.

Il est probable que l’engin, probablement d’une taille respectable, ait été actionné non pas par un mécanisme circulaire comme on en voit un peu partout dans le monde, mais par un bras allant d’avant en arrière, lui-même mû par un ou des hommes ou des animaux.

Les pièces parmi les plus importantes vont être prochainement restaurées (par un autre laboratoire que LAE!) afin d’être exposées dans le musée du Fâ.

En même temps, leur étude – qui a déjà permis à l’université de Bordeaux de réaliser une reconstitution de la machine et de son fonctionnement sur ordinateur – sera précieuse pour construire une maquette de noria au 1/10.

Résumé art Didier Piganeau de Sudouest

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