CinéSud maintient le cap

CinéSud maintient le capCinéSud maintient le cap. «C’est une histoire qui me grignotait», explique Lorenzo Mbiahou en parlant de son second court-métrage «intime et très personnel». Ce cinéaste d’origine camerounaise a été invité comme 11 autres réalisateurs à participer à la 15e édition de CinéSud, à Saint-Georges-de-Didonne.

Le festival dédié au court-métrage africain débute officiellement ce soir, à 20 heures, avec une cérémonie d’ouverture (entrée libre).

Il se poursuivra jusqu’à dimanche en faisant la part belle aux projections, mais aussi aux tables rondes, aux rencontres et aux débats.

L’Afrique du Sud est cette année mise à l’honneur avec une sélection de jeunes réalisateurs.

Agnès Coulon, membre de l’équipe de programmation de CinéSud, a tenu à rappeler l’importance et la place du court-métrage, «un moyen d’expression», dans l’économie et la politique.

En majorité, les réalisations proposées traitent en effet de sujets sensibles et reflètent l’engagement de ces cinéastes en devenir.

Leurs courts-métrages s’attachent à éclairer, critiquer mais aussi parodier les travers de leurs propres sociétés.

Cette volonté se retrouve aisément dans le travail présenté par un jeune réalisateur sud-africain, Miklas Manneke.

Son court-métrage intitulé «Kanye Kanye» – qui pourrait se traduire par «Ensemble» – met aux prises deux camps aux couleurs opposées : les verts contre les rouges.

Dans cet univers divisé par une ligne de démarcation, calqué sur l’apartheid, Miklas Manneke a imaginé la rencontre et l’amour d’un jeune couple. Cette comédie romantique a reçu un accueil enthousiaste de la part des critiques.

Le réalisateur sud-africain a également reçu plusieurs prix pour ce conte moderne.

Lorenzo Mbiahou a, lui, réalisé un court-métrage plus personnel encore.

Le réalisateur a perçu ce déchirement comme «un sujet universel» et décidé d’en faire son second projet.

Dans son second court-métrage, «Behind the World», Marie-Clémentine Dusabejambo dresse ainsi le portrait d’une jeune fille dénigrée pour ses difficultés à assimiler ces deux langues étrangères.

Marie-Clémentine Dusabejambo a appris les bases du cinéma sur le tas, en travaillant avec des réalisateurs venus filmer le Rwanda.

Pour aider ces jeunes réalisateurs, CinéSud leur offre une copie sous-titrée en français de leurs films.

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture, le festival a décidé de rendre hommage à l’Afrique du Sud en projetant les meilleurs courts-métrages sélectionnés ces dernières années à CinéSud.

Résumé art de Sudouest

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