Ces maires qui ont fait

Ces maires qui ont faitCes maires qui ont fait de la ville ce qu’elle est. Depuis 1790, c’est-à-dire 124 ans, Royan a consommé pas moins de 41 maires, soit un mandat moyen d’un peu plus de trois ans. Tous ne s’accrochèrent pas à leur siège comme Fréderic Garnier à la fin du XIXe siècle qui a incontestablement battu le record de longévité en restant trente-trois ans sur le fauteuil !

Certains, de gré ou de force, n’effectuèrent que quelques mois, à commencer par le premier d’entre eux, le ci-devant Nicolas Vallet de Salignac, élu le 4 février 1790 qui ne conservera sa prestigieuse fonction que jusque dans les derniers jours de cette même année.

Son successeur, François d’Aulnis de Puiraveaux ne fit pas beaucoup mieux puisqu’il ne se maintint que quelques mois entre 1790 et 1791.

Un peu plus tard, l’année 1945 à elle seule – année compliquée s’il en fut – épuisa deux édiles : Desmay (dont l’histoire a oublié le prénom) et Yves Domecq.

On notera au passage qu’entre 1939 et 1945, sept maires se sont succédé!

Deux, parmi ces 41 édiles, ont la particularité d’avoir effectué deux mandats à plusieurs années d’intervalle : Paul Métadier (1923-1931 puis 1939-1945) et Jean-Noël de Lipkowski (1965-1977 puis 1983-1989).

Ils n’ont pas tous leur nom gravé dans le marbre de l’histoire locale.

Afin d’éviter toute récupération ou polémique en ces temps électoraux, nous n’évoquerons que quelques maires emblématiques qui ont depuis jolie lurette quitté cette vallée de larmes.

À tout seigneur, commençons donc par celui auquel ses successeurs reconnaissants ont donné son nom au plus prestigieux et sans doute le plus long (comme son mandat!) boulevard de Royan : Frédéric Garnier.

Ce Rochefortais «progressiste» qui a d’abord fait ses armes en politique comme conseiller municipal de Vaux-sur-Mer s’est passionné pour ce village de Royan qu’il voulait transformer en cité mondaine.

On lui doit la mise en place du tramway en 1890 (qui fonctionnera jusqu’en 1945), d’une jetée sur le port, la construction du casino de Foncillon (englouti sous les bombes en janvier 1945) et la création du lotissement du Parc.

Résumé art Didier Piganeau de Sudouest

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