Un village fragile

Derrière lui, quelque 200 personnes, hommes, femmes, enfants, avancent sur l’étroit cordon dunaire.Coefficient 114, c’est une grande marée.«Mais on en attend une de 118 en mars», souligne Michel Le Bozec, président de l’association des sinistrés des Boucholeurs.C’est cette association qui a convié les habitants du quartier, qu’ils soient d’Yves ou de Châtelaillon, à organiser une chaîne humaine samedi après-midi, un an après les ravages causés par Xynthia sur le littoral.

Ils ont été rejoints par les élus, en tête desquels Didier Roblin, maire d’Yves, et Jean-Louis Léonard, maire de Châtelaillon.

Parce qu’on repousse sans arrêt à plus tard les travaux de construction d’une digue arrière et que tous, élus, sinistrés, citoyens, estiment que les atermoiements ont assez duré.

À quelques centaines de mètres de la dunette – dans laquelle la mer ouvre régulièrement des brèches malgré les remblais d’urgence -, au-delà de la réserve naturelle des marais d’Yves, se trouve la voie ferrée et, encore au-delà, la deux fois deux voies entre Rochefort et La Rochelle.

«C’est pour ça que les ostréiculteurs patrouillent tous les jours».

«C’est vital, la digue ici est aussi urgente que dans les îles, l’enjeu dépasse le village des Boucholeurs», renchérit Didier Roblin.

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