L’embouchure de la Gironde redessinée

Pour les gros bateaux qui veulent entrer ou sortir de l’estuaire de la Gironde, la zone de l’embouchure est devenue un peu trop «compliquée» à la navigation. Son tirant d’eau n’excède pas 11,5 mètres. Cette problématique, justement, est à l’étude depuis 2004. Dans la circonscription du GPMB, l’embouchure de la Gironde fait l’objet de toutes les attentions.


Plus le temps passe et plus la passe Ouest a tendance à s’ensabler. Très régulièrement, le GPMB est donc contraint d’intervenir par des opérations de dragage de ce couloir où glissent tous les ans 1 500 bateaux (3 000 mouvements).

À chaque fois, ce sont 500 000 mètres cubes de sable qui doivent être extraits pour rendre le chemin praticable.Et le coût n’est pas neutre.

Après de nombreuses études sur la bathymétrie (mesure des profondeurs et du relief de l’océan pour déterminer la topographie du sol de la mer) et sur l’évolution des jeux de courants qui animent le secteur, il a été décidé de créer un autre passage.

Le chantier, qui va consister à «rectifier la passe d’entrée en Gironde», un périmètre de travail de 3,5 km, devrait débuter en octobre 2013 pour se terminer en août 2014. Son coût est estimé à 10 millions d’euros.

L’enquête publique pour le dragage, l’immersion et le remblai débutera en février. L’objectif vise à donner un nouveau «profil» à ce qui sera l’entrée principale pour les gros bateaux.

En résumé, la nouvelle passe sera plus profonde et dans l’axe d’une fosse marine appelée Jusant.

Sur un espace de 900 hectares, 250 hectares de terrains aujourd’hui exploités par le GPMB bénéficieront de ce remblai.

Avec ses problèmes d’érosion, la station balnéaire de Soulac est dans une mauvaise posture.

Selon les hivers, le recul du trait de côte dans ce secteur de la pointe du Médoc peut atteindre plus de 3 mètres par an.

À la veille des grosses marées et des coups de vent, la municipalité et la Communauté de communes Pointe du Médoc mènent des opérations de réensablement pour tenir bon.

Le Grand Port maritime de Bordeaux (GPMB) et la Communauté de communes Pointe du Médoc, qui est présidée par le sénateur maire de Soulac Xavier Pintat, sont en discussion pour un «réensablement massif» de la plage centrale de la station balnéaire, qui couvre aussi la dune où est posé Le Signal.

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