Joyce passe la rampe

Le texte qui coule des lèvres de Céline Sallette est plein des liquides biologiques qui obsédaient l’auteur d «Ulysse» quand il a écrit le chapitre final de son roman. Celui où Molly, l’épouse de Léopold Bloom, réveillée par son mari, est incapable de se rendormir et rêve éveillée. C’est le songe le plus long et sans doute le plus célèbre de la littérature.


Redoutable défi, donc, que l’adaptation de «Molly Bloom» à la scène.

Mais les derniers à avoir relevé le gant, à savoir Laurent Laffargue et Céline Sallette, ont réussi au-delà de toute espérance.

Grâce à une mise en scène ultra-vivante et un peu folle, et grâce à une actrice pétant le feu.

Si les mots de Joyce passent la rampe, c’est que Céline Sallette, complice du Dublinois, ne ménage ni sa voix, ni son corps.

Créée à La Coursive, la pièce est à l’affiche ce soir et demain.

La scène nationale de La Rochelle vit d’ailleurs un début d’année exceptionnel avec, simultanément, deux créations : «Molly Bloom» et «The Roots», la nouvelle chorégraphie de Kader Attou.

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