Maintenir nos populations

Chaque année, en France, 700 000 hectares de terres agricoles sont «consommées» par l’urbanisation. Dans sa volonté de freiner cette tendance, l’État se montre vigilant, doux euphémisme, aux surfaces offertes aujourd’hui à la construction par les communes. Le schéma de cohérence territoriale (Scot) de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique, actuellement en phase de révision, doit bien tenir compte de cette évolution.


Le vice-président de la Cara chargé de l’urbanisme a rappelé vendredi dernier encore que le territoire de l’Agglomération Royan Atlantique verrait sa population croître d’ici à 2025 de quelque 15 000 habitants.

Pour loger ces nouveaux arrivants, «il va falloir jouer sur les surfaces, mais aussi sur les modes d’urbanisation», a prévenu le maire de Vaux-sur-Mer. La densification urbaine apparaît comme l’une des options pour souscrire à la volonté de l’État de préserver les espaces naturels et agricoles. Vendredi, Gérard Martin le premier a alerté ses homologues élus.

Le maire d’Épargnes craint déjà que le coefficient de développement de l’habitat que la Cara propose d’appliquer soit minoré de facto par la Direction départementale des territoires et de la mer. Son homologue de Breuillet promet ne pas vouloir autre chose, lui non plus.

Cette trame verte, en revanche, nous ne pouvons l’accepter. L’argument de la préservation des terres agricoles hérisse tout autant le poil de l’édile breuilleton.

Établir un document d’urbanisme tel que le schéma de cohérence territoriale susceptible de concilier les attentes de communes rurales comme urbaines ne va jamais sans mal, a fortiori sur un territoire aussi varié que celui du Pays royannais.

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