L’exposition surfe entre polémiques et succès

Si «on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs», on ne marie pas non plus un musée du XVIIIe et XIXe siècle avec du street art, sans quelques grincements de dents. Depuis le 22 juin, l’exposition «Inside Walls», où «quand l’art contemporain de la rue envahit le musée Dupuy-Mestreau», peut asseoir sa légitimité sur la réussite qu’elle rencontre. Ce qui ne fera pas changer d’avis ceux qui voient, dans ce déballage d’anachronismes, l’ombre d’un esprit malfaisant.

Il faut dire, pour être honnête, qu’on aurait pu se passer de deux ou trois idées d’un goût limite.

Ce n’est pas un hasard si «Inside Walls» commence à faire un vrai «buzz».

Surtout qu’une photo prise par les artistes pendant l’installation de l’exposition et mettant en scène, dans une posture classée X, un mannequin du musée, représentant une Saintongeaise, a naturellement fait jaser.

Parce que pour ce qui est de la fréquentation et de l’intérêt que suscite cette exposition, c’est une totale réussite.

Entre ceux qui viennent au musée pour se rendre compte de visu «des outrages» dont ils ont entendu parler et ceux qui s’intéressent vraiment au street art et à cette initiative originale, il y a du monde.

Qu’on le veuille ou non, c’est un succès.

D’ailleurs, la fin de l’exposition a été repoussée du 16 au 30 septembre pour qu’elle soit encore présente lors des journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre.

Au mois de juin, la fréquentation du musée est passée de 186 visiteurs en 2011 à 798, cette année.

«C’est de l’art contemporain, mais avec des artistes ludiques», poursuit Séverine Bompays.

«Si on ne demande pas d’explications, il est certain que l’on peut être par moments décontenancé», reconnaît la conservatrice qui invite le jeudi 23 août à une visite commentée entre 13 heures et 14 heures. Source



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