Un plaisir, la vie du rail

Photo R.C.
D’aussi loin qu’il regarde en arrière, Pierre Verger y voit des locomotives, souvent à vapeur, des wagons, des rails, des tchous-tchous. À peine plus haut qu’un essieu de loco, déjà, il filait le train à son père, Richard, d’un chantier de restauration à un autre, captivé par la vie du rail comme Richard avant lui. Ensuite, il a eu les premiers trains électriques. Puis il a acheté sa première locomotive à vapeur dans les années 1960.

Des trois enfants de Richard Verger, Pierre a été le seul à contracter le virus, bien inoffensif, de la passion pour l’univers ferroviaire.

Parce que Pierre, à son tour, a parfois poussé Richard plus loin encore dans cette passion que le patriarche ne l’envisageait.

Le transport de passagers y avait été abandonné en 1939.

Le train de la Seudre, aujourd’hui rebaptisé train des Mouettes, a bien failli dérailler, pourtant, après quelques années de gestion par un grand groupe privé, pour le compte du Conseil général.

Avec une poignée d’amis, Pierre Verger a été de ceux qui refusaient que disparaisse du paysage ce petit train plein de charme, riche d’un cadre rare, les marais de la Seudre, et d’un patrimoine roulant non moins rare, une locomotive Schneider de 1891.

Pierre Verger pourrait donc encore longtemps se faire plaisir en conduisant une authentique «vapeur», lui qui était apte «à la chauffe» dès l’âge de 17 ans, apte à faire monter et maintenir en température la chaudière de la loco. S



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