Les jeunes à l’œuvre pour l’avenir. Les uns ne rêvent que de partir, les autres ont leurs racines ici

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Photo Bouclaud, Archives municipales Rochefort .
Ici, quand on va en ville, on dit qu’on va à Rochefort. Un peu comme si Libé, c’était un village à part. D’ailleurs, quand les nouvelles constructions sont sorties de terre, on parlait de «village Libération». Finalement, même si Libé c’est évidemment un quartier, cette notion de village suppose une identité forte, chez les enracinés, comme chez les jeunes.

Tels ces délogés de Xynthia qui s’accrochaient à leur pavillon sans vouloir quitter le quartier. Au collège, j’ai fini par aller voir la conseillère principale d’éducation.

Sa copine, Priscillia, 15 ans, a vécu au Petit-Marseille et à Bois-Bernard. S’il y a eu l’avant et l’après-Libération, il y a désormais, l’avant et l’après-Xynthia.

Car 42 pavillons rasés, ce n’est pas rien et ça fait un trou dans le paysage. Surtout qu’à la place, aucun bâtiment ne sera érigé puisque la zone est inondable.

Voilà comment est né le projet «LibéXpression», censé libérer la parole des habitants et redonner une identité à Libé qui en avait pris un coup, après la tempête.

«Les habitants se demandaient vraiment ce qu’allait devenir leur quartier», raconte Benoît Dallery. C’est ainsi que cinq jeunes du centre, Gwendoline, Priscillia, Mika, Marion et Laurine, ont filmé les lieux et les gens.

Outre ce film, «Libé Story», les filles ont aussi écrit une chanson, «Naufrage». Elles l’ont chanté lorsque le film a été projeté au quartier cet été.

Cette implication des jeunes voulue par l’équipe d’animation et de prévention, dont la référente à Libé est Christelle Enon, vise l’identification, comme la participation.

Ils ont donné des idées sur ce qu’ils verraient à la place des maisons rasées. Du coup, que la population, jeune en particulier, s’intéresse à l’avenir du quartier dans sa reconstruction, c’est bon signe pour la démocratie et pour que le quartier rebondisse.

Elle est maman de six enfants, dont quatre à charge qu’elle élève seule. Heureusement, cette mère au foyer sans permis de conduire, a pu compter sur la solidarité de ses proches. S



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