La « Hein » creuse le port nuit et jour

Le port les MinimesLes Hollandais aiment leurs bateaux, et ils en prennent soin. On se déchausse avant d’entrer dans le centre opérationnel de la drague «Hein», et de fouler la moquette qui recouvre le plancher de cette timonerie. Arie Zwaan, le commandant, y fait évoluer son navire du bout des doigts, avec un joystick dans chaque main. Floor Kuÿt est le deuxième homme clé de cette man\u0153uvre : depuis son propre poste de commande, il ajuste en permanence la hausse de la tête de dragage qu’il ne perd jamais des yeux.

L’élinde colle ainsi en permanence sur le fond. Dans ces conditions, une large console garnie de cadrans est l’unique repère auquel peut se fier l’opérateur pour atteindre sa cible.

Les Hollandais sont passés maîtres dans l’art du dragage. Avant La Rochelle, la «Hein» dégageait les ouïes du grand port de Rotterdam.

Après cette mission, peut-être s’en ira-t-elle sur un chantier de réensablement dans le bassin d’Arcachon.

Hollandais, Anglais, Polonais, Français, une équipe internationale de 32 personnes a établi ses quartiers à La Rochelle.

Ils ne repartiront qu’en janvier 2012, si la météo ne perturbe pas l’avancée du chantier ; en mars, si l’on prend pour repère le délai contractuel de ce marché de 13 millions remporté par Éco Systèmes de dragage, filiale française du groupe hollandais Van den Herik.

En dehors de ces créneaux, la hauteur d’eau est insuffisante. Compte tenu des contraintes de la marée, la drague ne peut être remplie plus de quatre fois en 24 heures.

Les miasmes de la vase prennent au nez, mais se dispersent très vite dès que l’on s’éloigne du chantier.

Le risque est que l’élinde bute dans un obstacle, et passe sous la coque. En amont du chantier, ils ont défini les règles du chantier, en lien avec la Ville, maître d’ouvrage.S



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