L’effeuillage burlesque, drôle mais sans vulgarité

Exemple de Streap-TeaseJournaliste, elle rédigeait ses articles au feuillet. Aujourd’hui performeuse burlesque, Mathilde s’effeuille. Certains useront de l’anglais pour qualifier son métier : streap-tease. Le terme ne la choque pas, en dépit de la connotation péjorative qu’il véhicule parfois. Mathilde, le soir venu, devient Miss Glitter Painkiller. Un art, celui de retirer ses vêtements.

Un art, car loin des clichés éculés du déshabillage intégral aux seules fins d’émoustiller un public exclusivement masculin, le «new burlesque», que Miss Glitter Painkiller pratique depuis six ans, se veut d’abord divertissement – presque – ouvert à tous les publics, pourvu bien sûr que le spectateur soit majeur.

Le «new burlesque», apparu aux États-Unis dans les années 1990, rend hommage à la tradition des spectacles légers de cabarets.

Beaucoup de femmes qui participent à mes cours sont souvent dans une démarche personnelle.

Avec le new burlesque, l’effeuillage se veut drôle, complice – avec le public ou l’être aimé -, mais ne transige pas avec les fondamentaux, que Mathilde-Miss Glitter Painkiller s’applique à enseigner.

«Lorsque mes élèves veulent faire un numéro chez elle, je leur conseille d’aller au bout de la démarche, de se maquiller, de se coiffer, de se costumer, de soigner leur entrée, de ne pas ramasser leurs habits immédiatement après», pour ne pas rompre le charme né d’une performance artistique, mais aussi affriolante.

Quoi que Mathilde se montre catégorique sur ce dernier point. Dans le cercle privé comme sur une scène, «la finalité du burlesque, ce n’est pas la nudité, mais toutes les étapes qui précèdent». S



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