La guerre des chiffres… et leurs vérités successives

 Derrière ce moment fort de la vie démocratique locale que constitue le vote du budget affleurent une quantité de chiffres dessinant les projets (ou leur absence) lancés par une municipalité. Estimant qu’au moment de la troisième année de l’équipe Rouger, soit à mi-mandat, il était «temps de regarder les chiffres», il s’est livré à plusieurs comparaisons entre les chiffres 2007 (tirés du compte administratif clôturant l’exercice) et 2011 (budget primitif). D’abord en citant le produit des quatre taxes locales qui est passé de 13,3 millions à 17,3 millions.

Montrant qu’il avait bien préparé son intervention, le chef de file de l’opposition avança un autre ratio : celui versé par chacun des 28 000 habitants de la ville : 611 euros (17,3 millions rapportés aux 28 000 habitants). Voilà pour ces démonstrations que le maire Jean Rouger (PS) qualifia ironiquement de «feux d’artifices».

La réponse de la majorité se fit en plusieurs temps.

D’abord par la double voie des élus communistes, Michelle Carmouse, maire adjointe chargée des transports insistant sur le choix «de donner au service public la dimension qu’il doit avoir», exemple à l’appui.

Une ville gérée par la gauche où la hausse des impôts s’est montée à 29 %.

Puis Frédéric Hay (PS), conseiller délégué aux finances prononça cette phrase rituelle : «les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut».

Autant d’explications qui ne satisfirent pas Frédéric Neveu qui remit une couche en estimant que les réponses à sa question relative à l’augmentation de 4 millions d’euros de la fiscalité locale en trois ans n’étaient pas assez précises. S



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