Phare de Cordouan : un avenir sous conditions

A la veille du 400e anniversaire de son premier «allumage», en 1611, la vigie Cordouan a mobilisé toute l’attention du dernier comité du Smiddest. Autour de ses «pères fondateurs», Philippe Madrelle, sénateur, président du Conseil général de la Gironde et Claude Belot, sénateur, ancien président du Conseil général de Charente-Maritime, qui alternent à la présence de cette institution unique en France, née il y a dix ans.

Au menu des débats, auxquels participaient les 13 délégués médocains, girondins et hauts girondins, et charentais-maritimes, le phare de Cordouan.

Car en la matière, «on est dans le brouillard».

Et c’est Yves Lecaudey qui l’a rappelé jeudi, après que Claude Belot a souligné la nécessité de connaître précisément le périmètre des compétences du Smiddest. Nous sommes face à de multiples services.

Au final, le président Philippe Madrelle s’est engagé à demander au préfet d’organiser une réunion interservices de l’État, pour que l’on sache enfin à quoi s’en tenir et quels sont les droits, les devoirs et les compétences de chacun en la matière. Et ce n’était pas fini!

Restait en effet à avancer sur les dossiers des manifestations et des événements à créer, susciter et soutenir dans la perspective de ce 400e anniversaire de l’allumage du phare.

«Ce phare symbolise toutes les actions que l’on veut conduire sur et autour de l’estuaire», résumait Philippe Plisson, le député de la 11e circonscription, et vice-président du Smiddest..


« Que l’Etat prenne ses responsabilités »

Voici le texte de la motion adoptée à l’unanimité des 15 membres du comité syndical du Smiddest. Et adressée au préfet de la Gironde et d’Aquitaine Dominique Schmitt.

Des travaux urgents « Mis face à la décision prise par l’État d’automatiser les fonctions d’allumage du phare de Cordouan, les Régions et Départements des deux rives ont été sollicités pour prendre le relais et assurer une présence physique permanente sur le phare. Condition indispensable à la préservation à long terme et au maintien des visites de ce patrimoine emblématique. »…

« Pour faire face à ce qu’elles considèrent comme un enjeu majeur pour leur territoire, les collectivités locales ont accepté fin 2009 de confier la gestion du monument au Syndicat mixte interdépartemental de développement durable de l’estuaire, le Smiddest, à la condition express que l’État, en sa qualité de propriétaire, réalise rapidement les travaux d’étanchéification de la couronne annulaire du phare. Une première tranche de travaux a bien été réalisée en 2010, mais aucun engagement clair n’a été pris pour la suite, rendant impossible la mise en œuvre par le Smiddest de tout projet de valorisation touristique pérenne. »… « Nous, élus du Smiddest, réunis ce jour en comité syndical, tenons à réaffirmer, particulièrement en cette année du 400e anniversaire de l’allumage du phare, tout l’attachement et l’intérêt que nous portons à ce monument.

Risques de fermeture « C’est pourquoi nous alertons le pouvoir d’État et l’opinion publique sur les risques de fermeture du phare de Cordouan, décision qui priverait habitants et touristes de la possibilité de découvrir un patrimoine exceptionnel, amputant notre économie touristique d’un atout majeur, et laissant le site en proie aux dégradations et au pillage. »

« Nous attendons de l’État qu’il prenne ses responsabilités de propriétaire, afin que le Smiddest soit en mesure d’assumer pleinement ses responsabilités de gestionnaire. Nous demandons ainsi expressément que le préfet joue son rôle de coordonnateur des services de l’État et désigne au Smiddest un interlocuteur unique et que des décisions fermes soient prises en termes de calendrier et d’engagements de crédits afin que l’étanchéité du monument soit réalisée en totalité dans les meilleurs délais. S



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