Un sport à couper le souffle

C’est cet instant indécis où la lucidité laisse la place à quelques gestes saccadés, mal contrôlés, qui trahissent le dernier stade avant la syncope. «Quand on sort de l’eau, il y a toute une procédure à respecter pour prouver qu’on est clean : enlever ses lunettes, faire un signe aux juges en disant tout va bien». Elle vient d’obtenir la première place au concours d’apnée de Brest, ce qui la place en seconde position de la coupe de France.

Trois chiffres : 4 mn 58 s’en statique, 126,2 mètres en dynamique et avec palmes, 91,45 mètres à la brasse.

Quand je suis arrivée à La Rochelle pour mon travail, j’ai cherché un club pour continuer à plonger en piscine.

Des vacances dans l île d’Oléron où ses parents ont une maison depuis trente ans, des séjours en Méditerranée pour frôler des fonds clairs et poissonneux : Sandrine a pris goût au monde du silence très tôt.

Si elle fait partie aujourd’hui des meilleures Françaises de la discipline, elle ne se sent pas pour autant différente physiquement de tout un chacun. En statique, je suis d’abord très décontractée.

Pendant la première moitié de la plongée, je pense aux poissons de Mayotte ou au récif de Corail. Si j’avais eu plus d’expérience, je n’aurais pas plongé.

Mais quand je me suis retrouvée au fond, je ne souffrais pas plus que d’habitude, alors j’ai continué à nager pour égaliser ma performance ordinaire en brasse : 90 mètres. S



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