Richelieu aimait ses guerres

Après la capitulation de La Rochelle, assiégée par les armées de Louis XIII, Marie de Médicis commande au graveur lorrain Jacques Callot une représentation du Grand Siège et une autre du siège de l île de Ré.

Et, lorsqu’il livre ses compositions, chaque planche est encadrée d’une bordure, elle-même constituée de dix autres planches.

De ces épreuves complètes, il en subsiste trois aujourd’hui, deux du Grand Siège, conservées au musée des Beaux-Arts de Nancy, et une de «La Levée du siège de l île de Ré», conservée au Louvre.

Car Richelieu, qui voyait grand pour la France, voyait aussi grand pour lui-même.

À l’achèvement du palais, on découvre notamment la galerie des Batailles.

Une quantité de tableaux de très grand format, alignés sur 70 mètres, y retracent les victoires militaires de Louis XIII et Richelieu.

Et c’est ainsi qu’on retrouve Jacques Callot.

Car ce sont ces eaux-fortes dont va s’inspirer le peintre (anonyme) qui immortalise, sur une toile de 3,80 m de hauteur et 2,60 de largeur, la «Levée du siège de l île de Ré». Source

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